Journée  découverte Vipassana

Samedi 12 Novembre 2022                              9h30 à 17h30

Instructions de base 

Afin de développer une compréhension juste de la réalité, il est indispensable de s’entraîner à multiplier les instants de pleine attention en évitant autant que possible les moments d’égarement. Car c’est en répétant ces instants d’attention aux objets perçus que nous pouvons en approfondir notre Connaissance directe; ce qui bien entendu est parfaitement inaccessible par la connaissance théorique.

Pour développer cette vision directe (que nous appelons aussi vision intérieure), nous allons donc simplement porter toute notre attention sur les objets que nous percevons à travers nos six sens. Pour ce faire, nous nous consacrons entièrement mais seulement à deux types d’effort.

Ceux-là sont absolument minimes, puisqu’il s’agit de la forme d’action la plus passive qu’il soit possible d’imaginer.

La grande majorité des difficultés rencontrées à demeurer attentif est non pas due au fait que nous ne fournissons pas assez d’efforts, mais précisément au contraire que nous forçons trop, là où il est inutile de forcer. Nous avons facilement tendance à gaspiller beaucoup d’énergie parce que nous n’avons généralement pas l’habitude de demeurer complètement relâché, l’esprit tranquille, patient et vigilant, en se contentant seulement d’observer (mentalement, pas avec les yeux) tout ce qui passe : les perceptions qui apparaissent les unes après les autres à notre conscience, telles qu’elles apparaissent et à l’instant précis où elles apparaissent. Les deux types d’effort minime sont :

1) celui de concentrer toute son attention sur l’objet observé

2) celui de maintenir la vigilance, afin que l’établissement de l’attention puisse se répéter pendant toute la durée de l’objet observé.

Pour illustrer le processus de la vision directe (vipassana), voici un exemple : un chien (que nous ne voyons pas) aboie. Cet aboiement est avant tout un son et c’est cela qui nous intéresse. Nous nous moquons bien de savoir qu’il est provoqué par un chien. Cependant, il est probable que l’image d’un chien ou le mot « chien » nous traverse l’esprit.

Peu importe, laissons passer cela, qui n’est qu’un concept, et par conséquent hors réalité. Si nous suivons ce concept, nous allons nous perdre dans les pensées, nous ne serons donc plus attentifs aux objets expérimentés par la conscience.

Ce son (provoqué par l’aboiement) est un objet matériel existant sous la forme d’ondes véhiculées par l’air et venant frapper le tympan. C’est à cause de ce contact qu’apparaît la conscience auditive. Le son lui-même est un objet physique, tandis que la conscience qui en fait l’expérience est un objet mental. Dans ce cas, la vision directe sera effective si l’on donne son attention exclusivement à cet objet auditif, de sorte à permettre à la conscience observatrice de le connaître pleinement pour ce qu’il est réellement.

En clair, pour développer la vision directe sur un son, nous fixons toute notre attention sur cette sensation auditive, au moment où elle est perçue et pendant toute sa durée (sauf si elle devient difficilement perceptible). Ce processus de vision directe est le même avec les objets des autres sens.

Ainsi, nous pouvons constater que ce qui importe pour le développement de vipassana, c’est le simple acte de porter son attention sur ce qui est perçu, et en aucun cas l’adoption d’une posture particulière. Cependant, pour des raisons d’équilibre entre la concentration et l’énergie, nous verrons plus loin que notre entraînement au développement de la vision directe est une succession de sessions de marche et de sessions d’assise.

 

                  Pause de 12h 30 à 14h avec possibilité de manger sur place

  (soit en amenant son repas soit en réservant un repas végétarien : 12 €)

                

                                Salle AIR DE CAMPAGNE -

                 63 Rue du 29 Août 1944 - TINQUEUX

 

           Email : kalachakrareims@kalachakrareims.com

                          Tél : 06 52 25 04 45 - 06 88 64 22 65


 

 

Le vrai bonheur ne dépend d'aucun être, d'aucun objet extérieur.

Il ne dépend que de nous.

 

Sa Sainteté le Dalai Lama